Du 18 au 30 mars 2010.
Urban Scénos <> Dark Zone ?
Vernissage le 18 mars à 19:00 / Opening on march 18 at 19:00 pm.
Présentation publique "RR=FF", le 30 mars / Public presentation "RR=FF", on march 30 at 19:30 pm
Ce sera une installation dans un des halls du théâtre du Maillon. A la fois présentation de travaux d'artistes réalisés durant les Scénos Urbaines, et en même temps espace de questions, cartographie mentale d'une expérience, à commencer par nos questionnements. On l'appelle "Dark zone", manière de parler, esquisser autour des zones d'ombre du projet. C'est venu d'une intuition durant Bâle, que le mur réseau que nous mettions en place était trop didactique. Donc, ici au centre, un espace de questions et un réseau ; réseau ici comme manière de dépasser les clivages autour d'Europe/Afrique. Autour, trois projections vidéo, les films des performances réalisées durant les scénos, et sur les murs des bandes, récits, fragments en images.
Le 30 mars, nous activerons cet espace pour une présentation publique "RR=FF".
It will be an installation in the Hall1 of the Maillon theater in Strasburg. At the same time a presentation of artist's works coming from the Urban Scenos residencies, and a space of questions, a mental cartography of an experience, around our personal questions about the project. We call it "Dark zone ?" as a way to speak, to sketch around these shadows wich are part of the project. It came from an intuition, during the Basel exhibition, the wall we made there, the network we were sketching, was too didactic. Here, in the Maillon, a space of questions and a network ; network also as a way to go over the cheavages around Europ/Africa. Around this space, 3 video projections, about performances during the residencies, and on the walls, images, fragments, texts...
On the 30th of march we will activate this space, during the time of a public presentation "RR=FF".
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Avec le soutien du Théâtre du Maillon, de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg & de la Ville de Strasbourg.
"Interroger les zones d'ombre des Scénos Urbaines.
Il y a la dynamique des projets, les moments en commun, les circulations d'artistes par-delà les entraves et les frontières qui se ferment, le réseau...
Mais ce n'est pas si simple.
Les présentations des scénos font émerger des décalages, des incompréhensions, des doutes sur le fait que nous travaillons en tant qu'artistes français, in situ à Douala, Alexandrie, Kinshasa, Johannesburg... : comment vous faites, pourquoi là-bas, c'est loin, c'est humanitaire, il y a à faire aussi ici, les différences sont trop grandes, que comprennent les gens à ces pratiques d'artistes contemporains, c'est déroutant, quelle est votre place, votre rôle, n'est-ce pas dangereux, de l'exotique, de la différence, des "autres" de l'universel, de l'impensé...
Il y a simultanément la manière dont cela s'inscrit dans nos corps, nos troubles, nos questionnements : perdre la stabilité, déjouer la peur, avoir à désapprendre, être dérouté, devenir très visible, ultra visible, vivre avec l'imprévu, comment agir, ne pas reproduire le passé, être porteur du passé, un passé hégémonique (accepter cela, ou non), quelle est ma place, états de flottement, ne pas comprendre, comprendre cela, ne pas maîtriser, chercher à poser son corps dans cette histoire et ses espaces...
Et ceux des artistes avec qui nous travaillons, cette complexité qui souvent se nomme en sous texte dans les petits riens du faire, du dire, les détails, les silences, les absences, les (ré)apparitions, une certaine violence aussi. Un réseau certes, mais instable, inéquitable, disparate, évanescent, haché, parfois insupportable, multiple, tourbillonnaire, inachevé, faible, dormant...
Et évidemment parfois très actif.
Traverser un monde multipolaire en construction, opérer des déplacements, nous qui venons du vieux monde, dit occidental. C'est faire surgir ici d'autres enjeux, des enjeux banals vu de Douala, de Kinshasa, d'Alexandrie, de Rio, de Delhi... Témoigner d'une certaine cécité ici, en Europe, interroger nos centralités et mettre en doute nos systèmes de pensée."
Texte publié dans la feuille de salle de l'exposition
Dossier de persse Urban Scénos - Dark Zones ? >>>
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Restitution publique, le 30 mars 2010 au Maillon. A voix multiples. Nous appelons, via skype, 4 des artistes impliqués dans le processus des Scénos : Hervé Yamguen, Mega Mingiedi, Eric Van Hove et Nastio Mosquito.
Dans la feuille de Salle, une "page arrachée" de Paul Gilroy >>>
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Photos : Francois Duconseille
Au sol, l'arborescence. Le public marche dessus.
Une "légende" à l'entrée.
La bâche verticale, ce sont les questions (les phrases sont sur des "nuages" de post it) et les projets futurs
Pas d'images dans la grande salle, toutes les images sont rassemblées dans la partie au fond, accumulation, paysage mélangeant les villes et les projets.
Le principe d'installation dans l'espace.
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Nous sommes à Strasbourg. Il n'y a pas eu de résidence de Scénos Urbaines ici mais le projet, du fait de notre activité d'enseignants aux Arts Décoratifs de Strasbourg, gravite beaucoup autour de Strasbourg.
Situer l'installation ?
Toujours ce constat : on voit différemment selon l'endroit d'où l'on regarde. Ici l'endroit est notamment géographique. Cette dimension est constitutive du projet, participe de sa complexité.
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Le réseau débordera donc dans tout le lieu. Comment le nommer ? L'expérience fait venir une liste de termes :
Instable
Disparate
Fragmentaire
Provisoire
Informel
A intensités variables
Dormant
Multi directionnel
Déséquilibré
Inéquitable
Interrompu
...
Des termes similaires à ceux utilisés souvent pour décrire des états non linéaires, non continus, non stables...
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110210
Une grande bâche polyane translucide, suspendue dans l'espace, glisse vers le sol. S'y inscrit le réseau, des mots clefs... Elle se prolonge, se déploie en partie au sol.
Discussions. Dans cette version le spectateur est devant la bâche, il ne circule pas à l'intérieur du "champ de questions", n'entre pas dans les zones d'ombre... Nous renonçons à cette version. Le réseau se déploira dans tout le lieu.
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Fevrier10
Arrivent les questions... les listes de questions.
Comment les inscrire dans l'espace, sans les marteler ? De quelle manière interroger le projet ?
Dans les manières de dire, de nommer. Nommer ce qui nous traverse, ce dont nous faisons expérience, et aussi ce qui se dit sur le projet, sur les contextes, sur les conditons et possibilités de créer là...
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Premiers dessins / nov09
A Bâle le dispositif se déployait sur un mur. En vertical. Selon un principe assez didactique qui racontait les circulation et à partir de là les propositions d'artistes. La description du réseau, comme manière de sortir des clichés sur l'art contemporain africain.
Ici l'hypothèse est de se déployer au sol, afin de permettre au public de cirucler dans l'espace. Introduire ce que nous appelons les "zones d'ombre" du projet (d'où le titre : "dark zones ? ") : un champ de questionnements, faire état de la compexité, des difficultés souvent irrésolues, etc.
Lors de la prochaine installation, à Dakar en mai 2010, nous nous déploierons dans la ville. Hors les murs. Car c'est une question en travail, dans ces villes, la relation à l'espace urbain, à l'espace public. La volonté d'aller au devant des publics. Le questionnements seront toujours là, mais nous les activerons autrement.